Assurance perte d’emploi

jeudi 20 avril 2000










Assurance perte d’emploi : prêt, crédit... comment bien s’assurer ?

L’assurance perte d’emploi est une souscription destinée à apporter une aide financière appropriée aux employés qui sont sous contrat à durée indéterminée, et dont l’ancienneté est d’un semestre minimum. Elle s’avère également être une garantie à un établissement financier au sein duquel un employé a contracté un prêt.

Un stagiaire, un employé en période d’essai ou à la veille de sa retraite ne peut souscrire une telle assurance. Comme son nom l’indique, elle est attribuée aux salariés ayant été obligés de quitter leur poste involontairement suite à un licenciement.

Ceci étant, un employé ayant démissionné ne peut en aucune façon prétendre avoir le droit de recevoir une indemnité d’assurance perte d’emploi. Au même titre, un employé dont le contrat à durée déterminé a expiré, un employé temporaire ou saisonnier, un commerçant ou un employé libéral ne peut même pas s’inscrire à ce genre d’assurance. Le fonctionnement de l’assurance perte d’emploi n’est pas pareil aux assurances habituelles qui se font à la charge de l’individu.

Cette assurance est favorable aux établissements assureurs comme elle pourrait assurer une vie décente à l’assuré en cas de chômage involontaire. La souscription à l’assurance perte d’emploi se fait en accord avec l’employeur. De ce fait, c’est ce dernier qui verse les 80 % de la cotisation et le salarié ne paie que les 20 %.

Par contre, il est impératif que l’entreprise soit inscrite au RCS et membre du syndicat patronal MEDEF ou CGPME. Pour bénéficier de l’indemnisation avec cette assurance, la souscription devrait avoir duré au moins 12 mois et le licenciement s’est fait suite à une cessation d’activité pour raison économique ou juridique. Au moment de l’adhésion, l’assuré devrait avoir pas plus de 55 ans.

L’assurance perte d’emploi ne remplace pas l’allocation de chômage, c’est juste un complément qui pourrait permettre à l’assuré de mener une vie décente après son licenciement, et de payer ses mensualités avec sérénité jusqu’à ce qu’il retrouve un emploi. L’assuré ne perçoit pas une indemnisation tout de suite après son licenciement, surtout si l’événement se passe durant la première année de l’adhésion. Il ne peut même pas y prétendre si cette période n’est pas encore dépassée. Cette période est dénommée période de carence.

C’est seulement après que ce délai de carence soit passé que l’assuré peut recevoir ses indemnités. Si l’assuré s’est acquitté de ses cotisations pendant 12 mois, le montant des indemnités peut atteindre jusqu’à l’équivalent de son salaire, et il peut le percevoir, selon le contrat, pendant 12 à 24 mois.

Le montant des indemnités varie donc selon le montant et la durée des cotisations, il peut être de 50 à 60 % du montant du dernier salaire. Dès que l’assuré trouve un nouvel emploi, la compagnie d’assurance arrête de lui verser des indemnités, mais si dans les prochains mois, il se retrouve à nouveau au chômage, il peut prétendre à ses indemnités.

Depuis quelques années, afin d’apporter leur soutien aux nouveaux diplômés à la recherche d’expériences, certaines compagnies ont accepté que les employés sous contrat à durée déterminée souscrivent à l’assurance perte d’emploi. Toutefois, dans le cas où la durée de travail n’excède pas un semestre, ils devraient passer par la période de carence. Aussi, les assurés ont intérêt à être persévérants et cumuler un délai décent dans une entreprise.

Comme l’assurance perte d’emploi se fait en même temps qu’un prêt, si jusqu’à ce que le prêt soit remboursé, l’assuré n’a pas bénéficié de cette garantie étant donné qu’il a toujours gardé son poste, à la fin du contrat, quand le prêt est entièrement remboursé, il perçoit la moitié du montant des primes. L’assurance perte d’emploi offre une période de sursis face à un chômage inattendu.

Il permet à l’assuré de vivre décemment et de continuer à rembourser ses dettes tout en recherchant sereinement un nouveau poste. C’est une solution idoine au moment opportun pour ceux qui ont dû involontairement abandonner leur travail. Selon le contrat établi entre les deux parties, le taux d’intérêt de l’assurance perte d’emploi est variable. Notons également que le montant de cette assurance est déductible.

De ce fait, un impôt sur le revenu (pension et retraite) lui est déductible. Une assurance, quelle qu’elle soit, est un moyen de prévoir les problèmes financiers qui peuvent survenir au cours de notre vie. Une partie des primes vous sera remboursée en cas de non utilisation de garantie, et par conséquent, c’est un atout de pouvoir prévoir et d’avoir le bénéfice de pouvoir le faire.








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